Malick Sall, ministre de la Justice  : «Je peux vous assurer que la réaction du Président était la désolation»
«Cette affaire n’a pas fait plaisir au chef de l’Etat. C’est moi qui l’ai informé après avoir reçu un message du Procureur général, comme on dit, a l’obligation de remonter l’information qui m’a effectivement envoyé la copie de la plainte déposée à la gendarmerie. J’ai immédiatement envoyé cette information au chef de l’Etat. Et je peux vous assurer que sa réaction était une réaction de désolation, de compassion parce qu’il ne saurait souhaiter cela à son pire ennemi».

Le député Moustapha Guirassy.

Moustapha Guirassy, député opposition : «La thèse du complot se confirme»
«C’est une humiliation des députés que nous sommes. Aucun droit n’a été respecté. Une manifestation de la vérité suppose qu’on accorde aux députés les moyens de comprendre. L’article 44 du Règlement intérieur permet d’entendre toute personne jugée utile pour fonder notre conviction. Cela a été refusé. Comment admettre dans un Parlement que le travail soit bâclé ? Les commissions ont terminé leurs travaux et 2 heures plus tard, Ousmane Sonko a reçu sa convocation. Ils avaient du temps pour se faire une idée. La thèse du complot se confirme. Quand les députés sont félicités par le ministre de la Justice sous prétexte qu’ils le méritent, cela pose problème».

Aïda Mbodji, défenseur de Ousmane Sonko : «Nous en tirerons toutes les conséquences de droit»
«Leur réaction quand je prenais la parole renseigne sur leur frilosité. Ils n’ont pas voulu que la défense de Ousmane Sonko parle. Ils n’ont pas voulu qu’on fasse appel à leur bonne conscience. Ils ont chahuté, ils ont tout fait et nous en tirerons toutes les conséquences de droit parce que ce sont des gens qui ne veulent pas entendre la défense. Le Rapporteur et le Président qui ont parlé avant nous n’ont pas donné d’arguments pour incriminer Ousmane Sonko».