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A l’occasion de la Journée internationale de l’éducation, célébrée le 25 janvier, l’Agence italienne pour la coopération au développement (Aics) s’est associée avec les graffiteurs de la scène artistique urbaine du Sénégal pour lancer un message d’inclusion sociale des personnes en situation de handicap. Selon Valentina Baraldi, coordinatrice Secteur éducation Aics Dakar, «l’Aics a choisi l’art urbain, en particulier le graffiti, pour véhiculer l’image d’une société inclusive dans laquelle chacun, y compris les personnes en situation de handicap, pourra s’épanouir, réaliser ses propres rêves et apporter une valeur ajoutée à sa communauté du point de vue socio-économique». L’objec­tif de l’Aics est de renforcer le potentiel de l’art comme levier social pour la transmission, la responsabilisation et la sensibilisation. «Le graffiti étant un art urbain ancré dans la culture hip-hop, il s’adresse aussi aux nouvelles générations, vrai moteur de changement pour le continent africain», indique le communiqué. «Au Sénégal le graffiti a une grande dimension socio-culturelle et il parvient à toucher toutes les couches de la population à travers les scènes immortalisées et les personnages représentés sur les murs», ajoute le document.
Pour l’Aics et ces artistes, «la ligne commune choisie est celle de déconstruire l’image des personnes en situation de handicap souvent montrées et représentées autour du concept de charité et compassion dans le milieu communicatif». Ces artistes ont aussi atteint les objectifs d’embellissement et d’assainissement des murs de Parcelles Assainies, Yeumbeul et de la Médina. Parmi les auteurs des graffitis réalisés, il y a Docta, un des graffiteurs les plus connus sur la scène artistique urbaine sénégalaise et internationale, un des pionniers du graffiti au Sénégal. A la Médina, on peut relever sur la façade ouest du stade Iba Mar Diop la touche de Zeinixx, première femme sénégalaise graffiteuse, avec la collaboration de King Mow, Man Innow et Nohine. Aux Parcelles Assainies, sur le mur externe de l’école élémentaire de l’Unité 4, Undugraffiti, un collectif né dans la banlieue dakaroise, composé d’artistes unis par leur envie de valoriser leur quartier commun.
Pour Yeumbeul, sur la façade extérieure du mur du terrain municipal de basket, Zeinixx et Undugraffiti ont collaboré au projet à travers la structure Cultures croisées dirigée par Mamadou Atibou Diallo, gestionnaire de projets culturels et manager de graffiteurs au Sénégal. Trois artistes, trois murs, trois quartiers de la ville de Dakar pour véhiculer le message de l’Inclusion des personnes en situation de handicap dans la société. Un message qu’on retrouve aussi écrit en gros caractères sur les trois murs : «Mboolo moy doole» (L’union fait la force), «Man si laa bokk» (J’en fais partie). «Les œuvres d’art qu’on retrouve sur les murs de nos villes sont des fenêtres ouvertes, des boulevards de vie où les regards des passants se croisent, les changements se créent. La ville devient un espace d’exposition permanente», lit-on dans le communiqué.

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