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La Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) affiche ses inquiétudes par rapport aux conditions sanitaires dans les écoles peu favorables à combattre le virus. Après avoir consigné les informations publiées par ses 14 antennes régionales, Cheikh Mbow, directeur exécutif de la Cosydep, appelle les autorités scolaires «à la vigilance et à la proactivité pour mettre l’environnement scolaire hors de portée du virus». Alors que le pays fait face à une montée de la courbe des contaminations.
Face à la presse hier, Cheikh Mbow s’est montré inquiet par rapport au «déficit en matériels sanitaires dans les écoles face à la montée de la courbe des contaminations» du Covid-19. Constatant un relâchement général, M. Mbow met en gras la promiscuité dans les classes. Sans oublier «le déficit récurrent d’enseignants et le man­que de table-bancs» dans les établissements de l’intérieur du pays et dans la banlieue. «Il est illusoire de réclamer un élève par table. Deux élèves par table peut-être à notre portée», a soutenu le patron de la Cosydep en indiquant que le déficit de tables-bancs favorise les concentrations humaines au niveau des classes. «Ça rend difficile la distanciation physique», alerte le directeur exécutif de la Cosydep.
Proposant le «système de rotation» dans les classes pour éviter tout risque de propagation du Covid-19, M. Mbow en appelle à «une sécurisation de l’environnement scolaire». «Il y a 30% d’écoles qui ne disposent pas d’eau. L’heure est grave», insiste le patron de la Cosydep. Il faut «doter chaque école d’un environnement résistant aux effets du Covid-19 : 1 école, 1 bloc sanitaire, 1 gardien, 1 femme de ménage», insiste M. Mbow qui demande «à ce qu’on rendre disponibles les budgets et moyens de fonctionnement des établissements publiques». «Il faut renforcer la protection des élèves et des enseignants», plaide M. Mbow qui estime que «l’école, lieu de construction de comportements appropriés, peut faire des élèves des acteurs de conscientisation des familles».
Par ailleurs, M. Mbow souhaite qu’on «allège les programmes scolaires» en sécurisant et optimisant «le quantum horaire de 1 265 heures prévues». «Les enfants sont bourrés», alerte-t-il en demandant la «pacification de l’année scolaire». «Il faut renouer avec le monitoring en allant directement vers l’application des accords signés avec les enseignants. Sinon, il y aura des perturbations», prévient M. Mbow.

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