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La Police nationale veut huiler ses relations, souvent très heurtées, avec la presse. Elle espère établir de meilleurs rapports avec les médias pour leur faciliter l’accès à l’information.

Les relations sont souvent heurtées, parfois tendues entre la presse et les forces de défense et de sécurité. Sur le terrain, les journalistes souffrent du comportement des éléments de la police déployés pour le maintien de l’ordre. Même l’accès à l’information relève de l’impossible à cause de l’omerta qui entoure les opérations de police. Mais elle aussi ne manque pas de critiques en vers les professionnels de l’information. «Ce que nous voulons, c’est que les règles les plus élémentaires de l’exercice de votre métier soient respectées. Parfois il nous arrive de voir des informations qui concernent la police, alors que celui qui est à l’origine de ce papier ne fait même pas l’effort de faire un recoupement», a exprimé hier le chef du Bureau des relations publiques de la Police nationale, commissaire Mouhamed Guèye, lors de la rencontre entre les deux parties. Qui s’étaient retrouvées pour essayer d’établir un pont d’échanges. «Je considère que le recoupement est l’un des principes qui sous-tendent votre métier. Donc aujourd’hui, si on respecte les règles d’éthique et de déontologie qui organisent votre profession, je pense que tout le monde s’en portera mieux», pense la principale voix de la Police nationale.
A travers cette initiative qui n’est pas évidemment une première dans les relations entre les deux parties, la Police nationale échafaude une nouvelle stratégie de communication. Alors, qu’est-ce qui peut expliquer la tenue de cette rencontre ? «Parce qu’on s’est rendu compte en réalité que depuis un certain moment, on nous a reprochés le fait de nous enfermer, de ne pas trop nous ouvrir, de ne pas communiquer. C’est vrai que nous sommes la grande muette, mais aujourd’hui la communication est telle que la police ne peut pas s’en passer», souligne Mouhamed Guèye. Pour lui, aujourd’hui, c’est une nouvelle dynamique qui s’est dessinée dans le sens de s’ouvrir davantage aux populations. Mais la police ne peut réussir ce pari qu’en étant en étroite collaboration avec la presse, reconnaît-il. Il ajoute : «De manière générale, la police fera de sorte à pouvoir véhiculer les informations qui concernent la sécurité, mais également permettre à la presse de pouvoir venir vers nous à chaque fois que de besoin pour pouvoir accomplir sa mission de service public qui est d’informer la population.»
Par ailleurs, le chef du Bureau des relations publiques de la Police nationale a mis en garde les fêtards en cette veille de fin d’année dans un contexte de pandémie de Covid-19. Il rappelle que la police est dans une optique de faire respecter les interdictions du ministère de l’Intérieur et de la sécurité publique relatives au port obligatoire du masque dans les lieux visés par l’arrêté, les rassemblements etc. «La police veillera de manière scrupuleuse au respect de ces mesures-là. Elle ne ménagera aucun effort pour faire respecter les mesures qui sont édictées par les autorités en vue d’éradiquer la pandémie», avertit Mouha­med Guèye.

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