Les populations de Tassette, Mbousnakh et environs pensent que «le moment est venu de faire renaitre l’espoir dans les cœurs et de rendre le sourire à nos différentes localités». Au cours d’une journée de prières pour rendre grâce à Dieu et remercier le Peuple sénégalais du changement apporté à la tête du pays, le président du mouvement «Cii la bokk/Kam Fogoum», Alioune Tine, et ses camarades, se disent convaincus, avec le nouveau régime, d’un «élan de changement positif dans la vie et le visage de nos très chères localités».

Ils évoquent un certain nombre d’urgences qui préoccupent les populations de Tassette en général et celles de Mbousnakh et environs en particulier. «En vérité, nos localités traversent des situations extrêmement difficiles, notamment l’approvisionnement correcte en eau, une problématique liée à la faible pression du réseau hydraulique, et la cherté des factures interpellant directement la gestion calamiteuse de la Seoh.» Dans le volet éducatif, ils pensent qu’«il urge d’ériger un lycée à Mbousnakh, dès la prochaine rentrée scolaire, vu que le taux de réussite de nos élèves au Bfem est assez élevé ; ce qui fait conséquemment qu’un bon nombre de nos élèves soient actuellement con­frontés à des problèmes de logements et d’accueil au niveau du Lycée de Ngoun­diane».

Aussi d’indiquer : «En ce qui concerne le réseau téléphonique défectueux, il devient un impératif d’installer des antennes d’Orange, Free et Expresso en vue d’améliorer la qualité du réseau.» Par ailleurs, les populations de Mbousnakh et environs invitent vivement les autorités compétentes à «étendre le réseau électrique dans les différents hameaux de Mbousnakh, dans tous les villages des communes de Tassette, Notto encore oubliés dans le noir».

Dans la même foulée, elles demandent, «le plus tôt possible, l’érection d’un centre de santé de proximité à Tassette et d’un poste de santé à Thiénaba Khabane, pour abréger leurs souffrances». Egalement, Alioune Tine et ses concitoyens et concitoyennes expriment «la nécessité d’un nouveau cadrage administratif» et la soumettent aux autorités compétentes pour «étude», avec la «création d’une quatrième grappe administrative et économique issue des communes de Notto-Tassette et Ndiaganiao, pour les rendre plus viables».

Au sujet du foncier, les populations de Mbousnakh et environs ne manquent pas de dénoncer énergiquement «les spoliations nébuleuses de nos terres par des promoteurs véreux». Aussi de remarquer que «cette entreprise de spoliation est facilitée par le regard complaisant de nos différents maires qui n’aident pas les populations à préserver leurs terres».
Par Cheikh CAMARA – Correspondant