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La Jama’atou ibadou rahmane (Jir) s’est prononcée, à Thiès, sur le débat autour d’un projet d’introduction de l’éducation sexuelle dans le programme scolaire piloté par l’Unesco. Elle a demandé à l’Etat d’aller jusqu’au bout de sa logique en retirant certains termes, comme le «genre», au cœur du fonctionnement de certaines institutions.

Même si le débat autour de l’introduction de l’éducation sexuelle dans les écoles sénégalaises a été clos par le chef de l’Etat Macky Sall, lors de sa conférence de presse qui a suivi son adresse à la Nation du 31 décembre 2020, il est loin de connaître son épilogue. Et pour cause : La Jama’atou ibadou rahmane (Jir) vient de rouvrir le dossier en demandant aux autorités d’aller jusqu’au bout de leur logique en retirant certains termes comme le «genre» dans les institutions sénégalaises. Le secrétaire général adjoint de la Jir, Mouhamed Al Amine Guèye, qui présidait une rencontre de partage sur le débat relatif à une éventuelle introduction de l’éducation sexuelle dans les enseignements-apprentissages au Sénégal, dit : «Nous demandons aux autorités, y compris l’Assemblée nationale, d’initier une loi criminalisant clairement l’homosexualité au Sénégal et le retrait de tous les termes équivoques et polémiques de nos corpus juridiques, nos structures administratives, tels que le genre et l’orientation sexuelle.» Félicitant le Président Macky Sall qui a écarté toute idée d’une introduction d’un nouveau module sur la santé de la reproduction, la Jir a toutefois exhorté les Sénégalais à rester «vigilants face à toutes politiques d’orientation des élèves vers une autre voie que celle des valeurs sénégalaises et de l’islam». Parce que, à en croire M. Guèye, «il y a un rapport de l’Unesco qui confirme que l’éducation complète à la sexualité est une terminologie rejetée par les autorités ministérielles et politiques. L’éducation à la sexualité n’est conçue que dans le cadre de la santé de la reproduction. Néanmoins, le ministère devrait tirer une leçon de ce piège tendu par des lobbies qui ont tenu malgré tout ce séminaire de faire-valoir dont l’issue pourrait sérieusement compromettre l’avenir de nos enfants». D’après lui, il faut combattre jusque dans leurs derniers retranchements les «lobbies qui incarnent des politiques contraires aux valeurs sénégalaises et de l’islam». Par conséquent, il invite «toutes les forces vives de la Nation, les guides religieux musulmans et chrétiens, les organisations de la société civile, les activistes, les influenceurs, les parents à agir ensemble pour mettre un terme à toutes les tentatives d’imposition progressive de l’homosexualité dans tous les secteurs ciblés».

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