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Le couple de fondateurs Germaine Acogny et Helmut Vogt ont décidé de mettre la Sud africaino-belge Alesandra Seutin et le Rwandais Wesley Ruzibiza à la tête de la direction artistique de l’Ecole des sables de Toubab Dialaw.

C’est une nouvelle orientation pour l’Ecole des sables. Le couple de fondateurs Germaine Acogny et Helmut Vogt ont décidé de mettre la Sud africaino-belge Alesandra Seutin et le Rwandais Wesley Ruzibiza à la tête de la direction artistique. Un poste qu’occupait jusque-là Patrick Acogny, «parti à la découverte de nouveaux défis», à en croire sa mère Germaine.
«Tant que mon corps va me le permettre, je vais continuer à danser», a par ailleurs tenu à préciser la danseuse de 76 ans, balayant ainsi toute idée de retraite pour elle à l’heure.
Elle s’est exprimée lors d’une cérémonie de présentation des nouveaux porteurs du
nouveau projet de l’Ecole inaugurée en 2004. «Cette confiance on ne la prend pas
à la légère», a noté M. Ruzibiza ayant commencé l’Ecole des sables en 2004.

Titulaire d’un Bachelor en danse, d’un Master en théâtre et d’un Master en chorégra-
phie, Alesandra Seutin compte insuffler du professionnalisme. «La vision c’est de
continuer à faire évoluer la danse avec des formations plus longues. Mon rôle c’est
d’apporter cette professionnalisation en commençant par les danseurs», a assuré la
dame qui fréquente l’école depuis des années elle aussi. Il s’agira aussi, selon elle, de
créer des connexions avec des universités dont l’Université de Saint-Louis (Ugb) et aussi
d’autres dans le monde pour que les danseurs d’Occident et d’ailleurs viennent se former
ici à l’Ecole des sables qui est un grand centre en Afrique.
«On va aussi recréer la compagnie Jant Bi qui était arrêtée. Ce sera la compagnie Jant Bi 2 avec des danseurs du Sénégal», a-t-elle évoqué parmi les nouveaux défis. Les nouveaux porteurs du projet de l’Ecole des sables ont d’ailleurs consigné leurs ambitions dans un «document du futur» pour porter à bien la mission. «On a des projets de formation, des projets de formation inter-universitaires, des projets de recréer la  compagnie, de vraiment la ramener à la dimension de la danse africaine et de la connecter avec la diaspora», a noté Ruzibiza, décortiquant des axes du document. «On espère en chemin avoir d’autres idées, créer d’autres visions», a-t-il souhaité, non sans dégager des perspectives d’élargissement de l’école à d’autres arts. «Il n’y a pas beaucoup d’écoles de formation sur le continent. On pourrait ouvrir cette école à d’autres formes d’art. Pas seulement la danse, mais ramener la dimension du théâtre, de la musique, de l’art plastique pour une école artistique avec en fond une base professionnelle sur les danses», a esquissé Wesley Ruzibiza. La rencontre a aussi été l’occasion pour le couple Vogt-Acogny de lancer une énième alerte sur le projet  d’implantation du port de Ndayane. «Ce serait la fin avec ce projet», a précisé M. Vogt, espérant qu’une solution va être trouvée pour la préservation du village et de tout ce qu’il abrite.

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