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Daniel Gomes, président de la Cam.

La transparence dans la distribution de l’aide allouée au secteur de la culture : C’est la requête de la Coalition des acteurs de la musique (Cam) et ses alliés. Dans une lettre adressée au ministre de la Culture et de la communication, les membres de cette organisation déplorent également le fait qu’ils n’ont pas été conviés à la réunion avec les acteurs, organisée par la tutelle le 31 décembre dernier et portant sur la distribution de la nouvelle aide de 2,5 milliards allouée au secteur.

La Coalition des acteurs de la musique (Cam) et ses alliés fustigent l’attitude du ministère de la Culture et de la communication qui ne les a pas conviés à la réunion d’information et de partage avec les acteurs autour de la distribution de la nouvelle aide de 2,5 milliards destinée au secteur. Dans une lettre adressée à la tutelle, la Cam se demande pourquoi elle n’a pas été conviée alors «qu’elle regroupe une quarantaine d’organisations en son sein». Pis, elle dit ne pas comprendre «pourquoi des associations décriées et indexées par rapport à la mauvaise gestion de la première distribution des fonds Covid-19 ont été convoquées». Les membres de cette coalition dénoncent aussi le fait que «jusqu’aujourd’hui, malgré les demandes insistantes, l’audit de la distribution du 1er fonds Covid-19 n’est toujours pas fait». Attachés à l’éthique et la transparence, ils disent ne pas vouloir être associés à la distribution, mais souhaitent «au plus haut point participer au contrôle de cette distribution». Cela, font-ils savoir, dans le but d’éviter «toutes les dérives constatées lors de la distribution de la première aide (artistes fictifs, artistes percevant plusieurs aides, artistes qui jusqu’à présent n’ont pas perçu leur aide, artistes ayant perçu une partie de leur aide…)». D’ailleurs pour la Cam et ses alliés, la distribution de ces fonds doit être «sous la responsabilité du ministère et non des associations». Selon eux, «il s’agit de fonds publics dans un contexte très difficile qui méritent d’être distribués aux ayants droit». «Ils ne sont destinés à l’enrichissement personnel de qui que ce soit», ont-ils dit. Dans la même dynamique, ces acteurs culturels souhaitent que «les listes des ayants droit soient auditées et que la distribution des aides ne se fasse pas à travers les associations, mais par le biais d’une banque ou de tout autre organisme assermenté». Et les auteurs du document d’ajouter : «Nous réaffirmons notre volonté à ce que l’aide arrive à qui de droit, ce que le premier mode de distribution de l’aide Covid-19 n’a pas pu garantir. Nous serions surpris que vous ne partagiez pas cet élan de transparence dans la distribution de la seconde aide.»
Par ailleurs, la Cam et ses alliés demeurent convaincus que «ces diverses aides, malgré les efforts qu’elles suscitent, ne peuvent venir à bout des charges vitales auxquelles les artistes sont confrontés». Ainsi, les organisations membres de cette coalition continuent de demander «la reprise de leurs activités dans le strict respect des mesures barrières, conformément au protocole sanitaire validé par le ministère de la Santé et de l’action sociale». Pour eux, «le danger n’est pas seulement le Covid-19, mais la précarité, l’impossibilité de payer le loyer et de subvenir à la dépense quotidienne».

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