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Les cas positifs au Covid-19, issus de la transmission communautaire, commencent à se propager au marché Ocass de Touba. Deux nouveaux cas ont été enregistrés hier et 20 personnes sont mises en quarantaine. Une situation jugée plus qu’inquiétante par le médecin-chef de la région médicale de Diourbel qui appelle au port du masque et au changement de comportement pour éviter une seconde vague de contaminations dans la ville religieuse.

A Touba, une éventuelle résurgence de la maladie fait peur. Le médecin-chef de Diourbel, Dr Mamadou Dieng, regrette avec une voix désabusée que rien n’a changé à Touba dans l’espoir de freiner la propagation du Covid-19. Au bout du fil, Dr Mamadou Dieng a fait savoir que l’heure de faire respecter aux populations de Touba les mesures préventives à tout prix est venue. Surtout que la situation devient explosive avec le recensement de deux nouveaux cas communautaires hier. Ce chiffre porte à 4 le nombre de personnes touchées de la sorte en une semaine. Alors que la ville a réussi à vaincre la première vague de contaminations. «Les marchés sont plus que peuplés et ils constituent un véritable vecteur de contamination. Les deux nouveaux cas communautaires enregistrés à Touba sont tous des gens qui travaillent au niveau des marchés», dit-il. L’un, âgé de 24 ans, fréquentait le marché Ocass. Et le second est un vieux de 72 ans qui était un habitué du marché Madiyana de Touba. Ces profils laissent entrevoir le dur travail de retraçage des contacts. Alors que les comportements sont figés encore sur les vieilles habitudes. «Les trois derniers cas communautaires détectés sont actuellement hospitalisés au centre de traitement de Darou. En plus, nous sommes en train de tout faire pour débusquer les personnes qui ont été en contact avec les infectés au coronavirus», annonce Dr Dieng, passablement agacé par le comportement des populations. D’après lui, «la lutte contre la propagation du coronavirus est perdue d’avance à Touba si les gens ne changent pas de comportement. En réalité, tous les 4 cas communautaires enregistrés dans la capitale du Mouridisme, ce sont des cas communautaires en interne si on peut le dire ainsi, car aucun d’entre eux n’est parti ni à Dakar encore moins à Louga où nous avions noté les premiers cas communautaires positifs au coronavirus à l’intérieur du pays». Pour lui, la situation est plus dramatique dans le secteur du transport où la surcharge continue, surtout au niveau des véhicules communément appelés «Mbacké-Touba». Et, poursuit-il, les charrettes ont pris le relai par rapport à la surcharge. «Les personnes s’entassent comme pas possible. Je pense que les gens font ce qu’ils veulent. A mon avis, ils ne respectent même pas les recommandations du khalife général qui les a incitées à maintes reprises au respect des mesures édictées par le ministre de la Santé et de l’action sociale pour éradiquer la pandémie du coronavirus», regrette-t-il.

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