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En cette période critique de pandémie du Covid-19, Gris 2 de Fass veut que les autorités édifient les lutteurs pour qu’ils sachent s’ils vont descendre ou pas dans l’arène cette saison.

Après que l’option du huis clos soit agitée pour organiser les combats avant que la deuxième vague du Covid-19 ne survienne, le lutteur Gris 2 dit être dans un «flou artistique» par rapport au sort réservé à la saison de lutte dans ce contexte marqué par la pandémie du Covid-19.
«Nous demandons à être édifiés pour que ceux qui ont déjà un combat sachent à quel saint se vouer. On s’entraîne toujours, mais rien ne bouge», a confié Gris 2 qui dit être prêt à descendre dans l’arène si l’assurance leur est donnée que les combats pourront se disputer sous peu. «Il n’y a que dans la lutte où l’on se prépare ne sachant pas à quelle date devrait-on disputer son combat», ajoute le frère du 3e Tigre de Fass qui doit croiser Abdou Diouf pour sa prochaine sortie dans l’arène.
«Si je n’avais pas perçu l’avance sur cachet, j’aurais pu faire autre chose pour gagner ma vie. Consacrer tout son temps à s’entraîner en louant les services d’un coach sans savoir de quoi ton avenir sera fait, cela constitue un véritable casse-tête pour un lutteur et ceux qui le soutiennent», s’indigne le jeune lutteur au cours d’un entretien téléphonique.
Evidemment, la 2ème vague de la pandémie de Covid-19 est venue compliquer les choses. «J’espérais honorer mon combat en février prochain. C’est pourquoi nous étions dans une bonne dynamique de préparation. Mais cette deuxième vague ne nous facilite pas la tâche», se lamente-t-il.

«Nous sommes prêts à lutter devant des gradins vides»
Cependant, Gris 2 dit avoir reçu l’assurance du promoteur d’organiser son combat «à huis clos» si toutes les conditions sont réunies. «Il fait partie des premiers promoteurs qui avaient affiché leur volonté de tenir un combat à huis clos. Nous sommes prêts pour livrer ce combat devant des gradins vides. Nous voulons en finir pour passer à autre chose», fait remarquer le jeune frère de Gris Bordeaux. Revenant sur l’impact de cette deuxième vague sur le monde de la lutte, Gris 2 de dire qu’elle «m’a rendu malade». «Lorsque j’ai eu connaissance que la courbe liée au nombre des cas au Covid-19 a commencé à remonter, je n’arrivais plus à fermer l’œil de la nuit pendant trois jours parce que j’avais intégré dans mon fort intérieur que j’allais lutter en février prochain. J’ai fini par devenir insomniaque. Nous sommes les plus grands perdants de cette situation sanitaire», souligne-t-il.

Le Ramadan avance à grands pas
Dans l’incertitude totale, le lutteur de Fass insiste sur un problème de communication étatique. «La première erreur que les autorités ont commise, c’est de n’avoir pas édifié le monde de la lutte sur l’impossibilité de tenir une saison de lutte dans ce contexte sanitaire assez compliqué.» Selon lui, «on devait nous tenir un langage de vérité pour que les lutteurs sachent à quoi s’en tenir. Mais aujourd’hui, on ne sait pas à quel saint se vouer. On ne sait pas quoi faire. Tout est bloqué».
En effet, rien ne bouge et l’avenir de la lutte pourrait être encore plus compliqué si on sait que le Ramadan, prévu en avril prochain, va vite venir. Ce qui va constituer une autre pause forcée avec les conséquences d’une année blanche pour bon nombre de lutteurs. On comprend l’inquiétude qui a fini de gagner l’arène et ses principaux acteurs.

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