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Le directeur de l’Environ­nement et des établissements classés, Baba Dramé, a jugé «très salutaire» la réintégration des Etats-Unis au sein de l’Accord de Paris sur le climat, soulignant qu’ils contribuent à hauteur de 25% des financements dédiés au climat de l’Organisation des nations unies. «Le retour des Etats-Unis est quelque chose de très salutaire pour les négociations actuelles sur le climat, car ils constituent la deuxième puissance mondiale en matière d’émission de gaz à effet de serre» a indiqué, M. Dramé, lors d’un entretien avec l’Aps.
Aujourd’hui, a-t-il précisé, ils contribuent à hauteur de 25% des financements des Nations unies, notamment ceux dédiés à la lutte contre les changements climatiques. D’après lui, «le Président Biden, en plus de la décision prise de faire revenir de son pays au sein de l’Accord de Paris, a pris un programme de lutte contre les changements climatiques d’un montant estimé à 1 700 milliards de dollars». «C’est beaucoup d’argent qui va être mobilisé pour aider son pays à réduire le maximum ses émissions de gaz à effet de serre afin d’arriver à l’horizon 2050 à la neutralité carbone», a expliqué le directeur de l’Environnement.
«La neutralité carbone pour les Etats-Unis signifie une réduction de 0,1% du réchauffement climatique global», a-t-il indiqué. «C’est extrêmement important, car dans l’Accord de Paris, l’objectif recherché est de maintenir le réchauffement climatique en deçà de 2° C à l’horizon 2100 et à 1,5° C si les technologies le permettent», a signalé Baba Dramé. En plus des enjeux en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre, il y a ceux financiers compte tenu d’un objectif de 100 milliards de dollars pour financer les politiques climatiques à travers le Fonds vert pour le climat (Fvc).
«A ce jour, les Etats ne parviennent pas à mobiliser en grande partie du fait que les Etats-Unis s’étaient retirés et avaient bloqué tous leurs engagements en faveur de l’Accord de Paris sur le climat et de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques», a-t-il fait observer.
Par ailleurs, a souligné M. Dramé, l’autre élément «important» est que Joe Biden, en nommant l’ancien secrétaire d’Etat John Kerry, une figure dans la diplomatie américaine, pour gérer son programme climat, montre qu’il donne une importante particulière à ce dossier climat. «M. Kerry va user de toute son influence, son expérience diplomatique, au service des négociations internationales, pour permettre aux Etats-Unis de jouer les premiers rôles sur ce dossier», a indiqué le directeur de l’Environnement.

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