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La suppression des villes, dont Dakar, ne pose pas un gros problème pour Me Doudou Ndoye. «Département ou ville de Dakar, c’est ce qui se trouve dans les mots qui est important», a-t-il dit. L’ancien garde des Sceaux a par ailleurs affirmé que la Constitution n’interdit pas à Macky Sall d’être candidat en 2024.

Me Doudou Ndoye n’est pas tranché sur le projet de suppression des villes dont Dakar. «Je n’ai pas à être pour ou contre la suppression de la ville. Je suis pour ce qui est bon, ce qui me prouve que c’est bon ou mauvais. Conseil dé­partemental ou ville de Dakar, ce ne sont que des mots. C’est ce qui se trouve dans les mots qui est important», a-t-il dit hier au «Jury du dimanche» d’Iradio. A Soham Wardini qui a déclaré que c’est aux Dakarois de décider du statut de Dakar, Me Ndoye répond que c’est au chef de l’Etat, en tant que pouvoir exécutif, de le déterminer. «Je ne suis pas d’accord. Tout le monde est Dakarois, du Cap Manuel à l’hôpital Le Dantec, aujourd’hui jusqu’à la limite de Pikine. Si tout le monde doit voter pour le statut de Dakar, c’est du n’importe quoi», a-t-il argumenté.

«Aucune Constitution n’interdit à Macky Sall d’être candidat en 2024»
L’avocat est, en revanche, formel sur un sujet assez délicat, un éventuel 3ème mandat de Macky Sall : «Le Président Macky Sall peut être candidat. Aucune loi, aucune Constitution ne lui interdit d’être candidat tant que cette Constitution existera.» Et il s’explique : «Candidat n’est pas mandat. S’il est candidat et qu’il perd, la question ne se pose plus. S’il est candidat et qu’il gagne, c’est là où la question se pose. Et en ce moment, on aura un grave problème constitutionnel.» L’ancien ministre de la Justice estime que «ceux qui sont contre Macky Sall doivent s’arranger politiquement, dans la paix, pour avoir l’électorat qu’il faut et le vaincre». Parce que s’il gagne, personne ne l’empêchera de faire un 3ème mandat et autant de fois qu’il le voudra. Le juriste fait le distinguo entre la question de l’éthique et celle du droit. «Toutes les déclarations qu’il (Macky Sall) a faites le 31 décembre dans ces interviews restent des déclarations. Moi je parle de la Constitution pour le moment. Je ne mélange pas les choses : le droit est un fait politique, les déclarations, c’est un autre phénomène», a-t-il précisé.

«Ce que Antoine Diome a fait à Pastef, ce n’est pas normal»
Sur la levée de fonds de Pastef et la menace de dissolution brandie par le ministre de l’Intérieur, le secrétaire général de l’Union pour la République (Upr) estime que les Sénégalais de la diaspora ont «parfaitement le droit» d’apporter un quelconque soutien au parti politique de leur choix au Sénégal. «Quand la loi parle d’argent qui vient de l’étranger, c’est de l’argent qui vient de fonds étrangers. Une loi s’interprète par sa cause, son exposé des motifs et sa raison d’être. Une loi ne se lit pas, elle se connaît, se comprend. Ce n’est pas à Sonko de prouver l’origine de ses fonds, mais à celui qui l’accuse», a-t-il développé. Et par conséquent, Doudou Ndoye souligne que ce que Antoine Diome a fait, «ce n’est pas normal». Avant d’avertir : «Toute personne qui défend cette thèse contre Pastef, je la combattrai. Pastef ne peut pas être dissous. Et si on le fait, je serai leur avocat devant le Conseil constitutionnel et le Conseil d’Etat.»

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