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L’idéal pour l’élève africain a toujours été de décrocher le baccalauréat avec mention (Bien ou Très-bien de préférence), d’obtenir une pré-inscription et de prendre un vol pour l’Occident afin de bénéficier d’une meilleure expérience universitaire. Ce vœu, à la limite du viscéral, s’accompagne d’innombrables sacrifices, qui à y voir de près, en valent la peine. Il se réalise pour certains qui voient ainsi ouvertes les portes de la réussite et d’un succès triomphal ; et reste un rêve pour d’autres.
Dans ce sillage, l’épanouissement professionnel est, en Afrique, synonyme d’études supérieures en Occident. Nos élites ont préparé et soutenu leurs thèses et autres mémoires hors du continent. Cela aurait été bénéfique pour l’Afrique si ses têtes bien faites rentraient au bercail pour y travailler ou y investir. Mais il n’en est rien pour l’écrasante majorité.
Il est temps que l’Afrique dise catégoriquement NON. Maman-Afrique doit en avoir assez de vivre cette fuite de cerveaux dont elle a le plus grand besoin pour son développement. Nonobstant qu’elle ne se voit plus obligée de s’incliner devant les multiples et divers affronts occidentaux, elle le réclame pour son développement. La meilleure solution pour que l’Afrique se libère totalement du joug occidental (et timidement mais sûrement oriental) est de former ses élites en se dotant d’une université capable d’accueillir ces dernières, une université à la hauteur du génie et du talent africains : l’université de l’Excellence.
Certes ce projet exige de gros moyens mais avec l’appui des 54 pays du continent, il pourra voir le jour. Il ne requiert l’impossible, juste le strict nécessaire.
Apprendre et réussir en Afrique, c’est bel et bien possible !
Seynabou DIOUF
Etudiante en licence 2
en Sciences Economiques
et de Gestion
à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad)

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