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Les revendications des personnes vivant avec le handicap sont toujours les mêmes : l’accès aux soins, à l’éducation et la disponibilité des cartes d’égalité des chances.

La présidente du Comité des femmes de la Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées, Ndèye Dagué Gueye Dièye, a plaidé le relèvement du budget alloué à la Direction de la promotion et de la protection des personnes handicapées. C’était en marge d’une journée de communication publique organisée à Thiès par ladite fédération en partenariat avec l’Association des femmes diplômées des universités et Onu femmes, dans le cadre de la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles. «Il faut plus de moyens à la Direction qui s’occupe des personnes handicapées pour qu’elle puisse enrôler davantage cette couche vulnérable dans la Couverture maladie universelle (Cmu) pour leur prise en charge sanitaire», explique-t-elle. D’autant que, dit-elle, «les femmes handicapées ont des problèmes spécifiques par rapport à leur santé de la reproduction». Mme Dièye explique : «La particularité des femmes en situation de handicap, c’est qu’elles vivent doublement des difficultés en raison de leur état de femme mais aussi de personne handicapée.» Au-delà de ces difficultés, «elles ont aussi des problèmes liés aux violences, à l’éducation». Sur ce dernier point, elle signale que dans «les statistiques les femmes handicapées représentent un taux assez faible pour l’alphabétisation et la scolarisation». Et ceci, sans compter la faiblesse des bénéficiaires de la carte d’égalité des chances. «Après 10 ans de mise en œuvre de la loi relative à la promotion et la protection des droits des personnes handicapées, nous avons près de 61 mille cartes octroyées. C’est peu par rapport à la population handicapée», avance Mme Dièye. Ainsi et de solliciter la mise en place de commissions dans toutes les régions et localités du Sénégal pour retrouver les personnes handicapées là où elles sont pour leur octroyer ces cartes. Devant l’adjoint au sous-préfet de l’arrondissement de Thiès Sud, Ababacar Mbacké Diop, président des para-juristes de Thiès, de renchérir, «la loi d’orientation est certes là mais il y a beaucoup d’insuffisances sur les activités posées. Parce que les handicapés sont des personnes à besoins spéciaux, sur les plans de l’éducation inclusive et de la santé». Saluant les efforts qui ont été fait par l’Etat, il indique toutefois, «qu’il reste beaucoup de choses à faire». Et ceci est dû, selon lui, «à l’instabilité des institutions qui impacte négativement par rapport à l’amélioration des conditions de vie des personnes handicapées. Parce que pour la personne qui vient d’arriver, il faut du temps pour s’approprier du document entres autres». S’agissant de la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles, le président des para-juristes de Thiès, Ababacar Mbacké Diop, pense que «le premier bailleur de fonds de la femme c’est l’homme. Donc forcément il faut que l’on sensibilise les hommes par rapport à ces violences». A ce titre, il invite les acteurs de la Société civile de «faire des programmes spécifiques aux parents et aux hommes». A ses yeux, «on fait toujours un focus sur les femmes mais il faut aussi des programmes spécifiques aux hommes pour régler ce problème de violences».

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